mercredi 20 août 2008

Pensée XII
















L'homme n'est pas un point dans l'existence de tout.
Il est l'existence de tout en un point.

André Tubeuf - La quatorzième valse (2008)

samedi 16 août 2008

Millénium et autres lectures












Tout a déjà été écrit sur cette formidable trilogie suédoise.
Les romans de Stieg Larsson sont d'une remarquable efficacité.
Mikael Blomkvist nous entraine dans des intrigues on ne peut mieux ficelées dont la longueur se justifie pleinement.
Difficile de ne pas succomber au charme étrange de Lisbeth Salander !
Merci à Brigitte :-))

Milena Agus offre avec "Mal de pierres" un roman surprenant et envoutant.
Cette chronique familiale écrite avec finesse est admirable.
La petite-fille et narratrice du livre dresse le portrait d'une grand-mère étonnante et déroutante.
Les dernières pages délivrent un secret qui permet de recomposer un roman libre et audacieux.
Fascinant.






"La quatorzième Valse" est le portrait sensible et émouvant du pianiste roumain Dinu Lipatti (1917 - 1950), mort prématurément le 2 décembre 1950 d'une leucémie.
André Tubeuf dans une langue admirable revient sur les derniers moments de sa vie.
De son combat contre la maladie à ses derniers enregistrements, le livre évoque également la vie musicale de l'époque.
Walter Legge, Élisabeth Schwarzkopf, Nadia Boulanger, Clarinette (Clara Haskil), Karajan visitent ce roman dense et passionnant.
André Tubeuf retrouve dans un style simple et lumineux la transparence et l'élégance que pouvaient avoir les interprétations de Lipatti.
Un livre admirable sur la transmission et nous savons à quel point André Tubeuf est lui-même un formidable passeur.

Chapitre I




Enregistrement de référence où l'on retrouve la 1re Partita et le "Jesu bleibet meine Freude" de Bach, ainsi que deux Impromptus de Schubert enregistrés lors de son dernier récital à Besançon le 16 septembre 1950.
Le livre décrit de très belle façon les séances d'enregistrement de Radio-Genève et cet ultime récital.

vendredi 15 août 2008

Ave Maria


















Ave Maria piena di grazia,
eletta 
fra le spose e le vergini sei tu,
sia benedetto il frutto, o benedetta,
di tue materne viscere, Gesù.

Otello - Giuseppe Verdi

Un 15 août à Marseille

Fête de l'Assomption à Marseille.
La Vierge dorée enchante le Panier.














15 aout (suite)



































mardi 12 août 2008

Chaler


















Tiré du provençal chala, balancer, ce verbe s'emploie pour : transporter quelqu'un sur le porte-bagages de son deux-roues et, par extension, dans tout véhicule.
S'emploie beaucoup dans le langage des jeunes : " Tu vas en ville ? Tu me chales ? " .
© Robert Bouvier

Audrey Hepburn & Gregory Peck dans "Roman holiday" - William Wyler (1953)

Cataplasme

Ce n'est pas seulement une préparation médicinale, mais aussi un bon à rien, un empoté : " Cui-là, dans le genre cataplasme, il est réussi !".
© Robert Bouvier

dimanche 10 août 2008

L'immortel

Franz-Olivier Giesbert livre avec "L'immortel" un roman noir des plus efficace.
De Izzo à Contrucci, le genre est intimement lié à la mythique marseillaise.
Si le roman n'échappe pas à certains clichés, il ne fait aucun doute que Giesbert aime la cité phocéenne.
Dans un style âpre et violent, Giesbert convoque une galerie de personnages qui contribue au charme et au réalisme du livre.
Truands, flics, politiciens, avocats, petites frappes rien ne manque à ce polar qui évoque tout à la fois les films de Melville et "Les Sopranos".
Charly Garlaban, le Rascous ou le Pistachier ne sont pas sans rappeler certains parrains du milieu marseillais.
Giesbert a intégré les codes du genre, et s'y adonne avec jubilation pour le plus grand plaisir du lecteur.

Extraits
«Charly Garlaban habitait désormais un petit pavillon dans les quartiers Nord de Marseille ... Chargés d'antennes, de paraboles et de linge à sécher, les immeubles n'étaient plus que l'ombre d'eux-mêmes.
N'était la vie qui grouillait dedans, on aurait pu croire, à les regarder, que la fin du monde commençait là. Sauf qu'on était à Marseille où elle viendrait en dernier, parce que tout le monde, ici, partage la même philosophie, les gens de peu comme les autres : " On vit et puis, après, on voit."»

«À partir d'une certaine heure, la nuit, les paroles n'ont plus d'importance.
Ce sont juste des choses vagues qui meublent le silence. Des cadavres de mots. Des estrasses verbales.»

vendredi 25 juillet 2008

The Life
















This is the life
Everyone has to be somewhere
I am here
Testing a dream
The pressure of dreams is the killer
Of dreams
And it only gets harder

This is the life

Time is the monster
All of us fight the same monster
To win
I scream when I breathe
Fearing that worry will trigger
All my fears
And it only gets harder
(How did I get so serious?)

This is the life

Everyone has to do something
I am here
Doing what I do best

But this is the life
This is the life

Wendy & Lisa - The Life (1987)

mercredi 23 juillet 2008

Belshazzar
















Le Festival d'Aix-en-Provence accueille pour son 60èm anniversaire, "Belshazzar" de Haendel (version complète de 1745) dans une production présentée il y a peu au Staatsoper Unter den Linden.
Cette production que signe Christof Nel trouve dans la deuxième partie de l'oeuvre toute sa cohérence et son efficacité.
Le dispositif sobre et fonctionnel de Roland Aeschlimann permet au metteur en scène un travail scénique lisible qui respecte cependant la forme de l'oratorio choisie par Haendel.
René Jacobs dirige avec précision l'Akademie für Alte Musik Berlin.
L'orchestre sonne de superbe manière et l'équilibre entre fosse et plateau est sans cesse respecté.
Le choix des tempi et des dynamiques se révèle d'une grande justesse.
Le RIAS-Kammerchor est le premier protagoniste de ce "Belshazzar". Personnifiant tour à tour Perses, Juifs et Babyloniens le choeur fait preuve d'une maîtrise vocale et stylistique admirable.
À la formation berlinoise viennent s'ajouter six jeunes chanteurs anglais qui assurent avec talent les seconds rôles.
La distribution est en tous points remarquable.
Si Kristina Hammarström est quelque peu en retrait dans le rôle de Daniel, Neal Davies est un solide Gobryas.
Kenneth Tarver impose son Belshazzar avec beaucoup d'autorité.
Le chanteur très à l'aise scéniquement affronte avec panache et maîtrise ses nombreuses interventions.
Bejun Mehta et Rosemary Joshua sont tous deux admirables.
Le premier, déploie dans Cyrus des moyens vocaux d'une grande beauté, un sens du phrasé, une musicalité et une homogénéité parfaite.
La deuxième impressionne en Nitocris par son élégance, une caractérisation scénique remarquable et des qualités vocales superlatives.
"Belshazzar" n'est pas la plus connue des oeuvres de Haendel et c'est fort injuste.
Espérons que cette production connaisse les faveurs d'une parution en CD ou DVD.
Pour ceux qui n'ont pas eu le bonheur d'assister à une des représentations aixoises, Arte diffuse en léger différé l'ultime représentation.

Georg Friedrich Haendel
Belshazzar
Créé le 27mars 1745 au King’s Theatre de Londres
 
Belshazzar : Kenneth Tarver
Nitocris : Rosemary Joshua
Cyrus : Bejun Mehta
Daniel : Kristina Hammarström
Gobrias : Neal Davies

RIAS Kammerchor - Berlin (Tim Brown)
Akademie für alte Musik Berlin

Direction musicale : René Jacobs
Mise en scène : Christof Nel
Scénographie : Roland Aeschlimann
Costumes : Bettina Walter
Lumière : Olaf Freese

Festival d'Aix-en-Provence
Grand Théâtre de Provence
le 21.VII.2008

Interview René Jacobs
Arte

vendredi 18 juillet 2008

Pappataci ! che mai vedo !

Carcan

Nom masculin français : supplice en usage au Moyen Age.
En Marseillais, désigne une personne insupportable, qui en fait voir de toutes les couleurs : " Je me demande comme elle fait pour se supporter ce carcan ! ".
Se retrouve dans l'expression : passer le carcan, subir un calvaire, traverser de rude épreuves.
© Robert Bouvier

Caramantran

Nom masculin provençal dont le sens original est le nom de Carnaval. Or, comme on le sait, carnaval est toujours représenté dans un habillement burlesque.
Traiter quelqu'un de caramantran, c'est donc se moquer de ses oripeaux aux couleurs mal assorties : " T'as vu comme tu t'habilles ? On dirait un caramantran !".
© Robert Bouvier

samedi 12 juillet 2008

Cade la pioggia
















La mia pelle è carta bianca per il tuo racconto
scrivi tu la fine
io sono pronto
non voglio stare sulla soglia della nostra vita
guardare che è finita
nuvole che passano e scaricano pioggia come sassi
e ad ogni passo noi dimentichiamo i nostri passi
la strada che noi abbiamo fatto insieme
gettando sulla pietra il nostro seme
a ucciderci a ogni notte dopo rabbia
gocce di pioggia calda sulla sabbia
amore, amore mio
questa passione passata come fame ad un leone
dopo che ha divorato la sua preda ha abbandonato le ossa agli avvoltoi
tu non ricordi ma eravamo noi
noi due abbracciati fermi nella pioggia
mentre tutti correvano al riparo
e il nostro amore è polvere da sparo
il tuono è solo un battito di cuore
e il lampo illumina senza rumore
e la mia pelle è carta bianca per il tuo racconto
ma scrivi tu la fine
io sono pronto

Negramaro - Cade la pioggia (2007)

mercredi 9 juillet 2008

Mefistofele

Samuel Ramey est un habitué des rôles démoniaques, son Nick Shadow ("The Rake's Progress"), son Bertram ("Robert le diable") sont autant d'incarnations de légende.
Nous le retrouvons ici en Mefistofele à San Francisco dans la production de Robert Carsen.
Samuel Ramey tour à tour bourgeois et canaille est ici à l'apogée de sa carrière.
Il s'impose tant par son autorité vocale que par son charisme physique.
La voix est d'une homogénéité rare, l'aigu d'une incroyable insolence.
C'est à une véritable démonstration que nous assistons, médusés devant tant de maîtrise.
Magistral.
Gabriela Benackova affronte dans cette version tour à tour Margherita et Elena (pour un Sabbah classique que Robert Carsen ne sauve pas d'un certain ennui).
La chanteuse rencontre quelques difficultés dans le registre aigu, la diction est pour le moins approximative, mais l'impression générale est fort correcte.
Dennis O'Neill est un Faust convenable. Le chanteur est solide à défaut de séduire.
Sous la direction de Maurizio Arena, l'orchestre est d'une remarquable tenue.
Le choeur très disponible scéniquement, étonne par son engagement.
Le chef sicilien évite par le choix de tempi très serrés (Un Sabbah romantique au tempo étourdissant) le piège d'une certaine grandiloquence.
La production de Robert Carsen repose principalement sur des effets de machinerie (par ailleurs fort bruyants) et sur la présence de Samuel Ramey.

Gabriela Benackova et Dennis O'Neill, moins à l'aise que le grand Sam, n'échappent pas pour leur part à une certaine convention scénique.
Pour Samuel Ramey (au sommet) et pour une oeuvre inégale (manifeste de la Scapigliatura), qui n'en conserve pas moins un charme et une force indéniable, ce DVD est absolument indispensable.
















Arrigo Boito (1842-1918)
Mefistofele
créé le 5.III.1868 au Teatro alla Scala Milano
le 4.X.1875 Teatro Comunale di Bologna (version remaniée)
le 13.V.1876 Teatro La Fenice Venezia (version définitive)

Mefistofele, Samuel Ramey; Margherita / Elena, Gabriela Benackova; Faust, Dennis O'Neill; Marta, Judith Christin; Pantalis, Emily Manhart; Wagner, Daniel Harper.
Orchestre et Choeur (Ian Robertson) de l'Opéra de San Francisco
Maurizio Arena
Mise en scène, Robert Carsen
Décors & Costumes, Michael Levine.
San Francisco Opera
1989
1 DVD Arthaus













Samuel Ramey, un diable à plusieurs visages - Ursula Eggenberger
Ketty & Alexandre Éditeurs (2001)

samedi 5 juillet 2008

Actibus immensis urbs fulget Massiliensis














Petit cours d'histoire sur le site de l'Ohème !

jeudi 3 juillet 2008

Sans titre

Quand les créatifs sont inspirés, le quotidien devient ludique et surprenant !
Merci à Virginie :-)))





























mercredi 2 juillet 2008

Pensée XI


















" Trouver d'abord. Chercher après. "
Jean Cocteau (1889 - 1963)

E ti vengo a cercare












E ti vengo a cercare
anche solo per vederti o parlare
perché ho bisogno della tua presenza
per capire meglio la mia essenza.
Questo sentimento popolare
nasce da meccaniche divine
un rapimento mistico e sensuale
mi imprigiona a te.
Dovrei cambiare l'oggetto dei miei desideri
non accontentarmi di piccole gioie quotidiane
fare come un eremita
che rinuncia a se.

E ti vengo a cercare
con la scusa di doverti parlare
perché mi piace ciò che pensi e che dici
perché in te vedo le mie radici.
Questo secolo oramai alla fine
saturo di parassiti senza dignità
mi spinge solo ad essere migliore
con più volontà.
Emanciparmi dall'incubo delle passioni
cercare l'Uno al di sopra del Bene e del Male
essere un'immagine divina
di questa realtà.

E ti vengo a cercare
perchè sto bene con te
perchè ho bisogno della tua presenza.

Franco Battiato - E ti vengo a cercare (1988)

dimanche 29 juin 2008

Deborah Voigt : The return of the little black dress

Deborah Voigt est une Diva qui ne manque pas d'humour.
En 2004 elle était remerciée par le Covent Garden pour... un excès de poids !

vendredi 27 juin 2008

Collection Georges Farret






















La collection du regretté Georges Farret sera dispersée le samedi 28 juin à 17 h par la maison Leclere.
Ensemble rare d'un passionné qui dédia sa vie à sa passion pour l'art lyrique, le catalogue de cette vente aux enchères est disponible en ligne.

mercredi 25 juin 2008

Lucia Valentini Terrani (1946 - 1998)



















Il y a dix ans disparaissait Lucia Valentini Terrani.

Née à Padova le 29 août 1946 Lucia Valentini Terrani s'imposa un soir d'avril 1973 comme le plus grand mezzo rossinien de sa génération.
Lucia Valentini Terrani remplace Teresa Berganza dans "La Cenerentola" au Teatro alla Scala sous la direction de Claudio Abbado.
Ce 19 avril, marque le début d'une carrière internationale des plus brillantes.
Isabella, Angelina, Rosina, Tancredi, Arsace, Malcolm, Calbo, La Marchesa Melibea, Lucia Valentini Terrani était un mezzo rossinien assoluto.
Elle s'est distinguée pendant plus de deux décennies par une immense exigence professionnelle, et mena sa carrière en conjuguant ambition et sagesse.

Marseille et les rendez-vous manqués.

En 1978 Valentini Terrani est programmée dans "L'Italiana in Algeri".
Elle déclare forfait devant l'indigence de ses partenaires et ses débuts "in loco" se feront quelques années plus tard aux côtés de Katia Ricciarelli pour un superbe récital.
Annoncée en 1984 dans "Don Carlo" (qu'elle vient d'enregistrer pour DG dans sa version française) elle préfère avec sagesse renoncer à une prise de rôle bien périlleuse.
Elle chantera en 1995 (sans doute était-elle déjà malade ?) pour ses débuts dans une production sur la scène phocéenne ce qui sera sa dernière Isabella dans "L'Italiana in Algeri" aux côtés de Ruggero Raimondi, Renato Capecchi et Rockwell Blake.

Souvenirs...

On se souvient de sa splendide "Giovanna d'Arco" lors d'un sublime récital dans la Cour St Louis à Orange.
Avignon l'applaudira dans un Requiem de Verdi, dans Arsace de "Semiramide" aux côtés de Montserrat Caballé et dans Dulcinée de "Don Quichotte" avec Ruggero Raimondi en Chevalier à la triste figure.
L'histoire bégaie parfois, en 1983 elle remplace une nouvelle fois Teresa Berganza dans "La Cenerentola" au Pavillon Vendôme pour le Festival d'Aix-en-Provence.

Comment ne pas évoquer sa collaboration avec le ROF (Rossini Opera Festival).

Aux débuts des années 1980, une page d'histoire s'écrit en terre rossinienne.
En 1982 elle débute dans un mémorable "Tancredi" que signe Pier Luigi Pizzi.
L'année suivante, Maurizio Pollini la dirige dans la "Donna del lago".
1984 sera l'année d'un certain "Viaggio a Reims" qui constituera l'un des sommets de sa carrière et marquera l'apogée du "revival" rossinien.
Elle impose pour sa part au sein d'une incroyable distribution sa Marchesa Melibea.
En 1985 elle aborde Calbo du "Maometto II" aux côtés d'un Chris Merritt débutant, d'une Cecilia Gasdia à son zénith et d'un Samuel Ramey de légende.

Lucia Valentini Terrani était une Diva doublée d'une artiste intègre et sincère.
Elle était aussi une femme de coeur.
Ceux qui ont eu la chance de l'entendre et de l'approcher ont gardé en mémoire son immense générosité.
Cette générosité qui était sans doute le secret de ce sourire dont parle Renzo Allegri dans sa biographie.
Lucia Valentini Terrani était "la bontà in trionfo".

Site officiel
Biographie / Discographie - Luciana Ceriani
Chronologie par Jérôme Pesqué - ODB
Rossini - Stabat Mater (Fac Ut Portem) - Carlo Maria Giulini (Royal Albert Hall 1981)

Livres

Lucia Valentini Terrani - Sergio Segalini (Editoriale Programma) 1996












Il segreto del suo sorriso - Renzo Allegri (EMP) 2003

mardi 24 juin 2008

Matou

















" Dieu a inventé le chat pour donner à l'homme le plaisir de caresser un tigre. "
Victor Hugo (?)

mercredi 18 juin 2008

American Beauty

Calculer

Verbe français que les Marseillais n'utilisent pas uniquement dans son sens originel.
Se dit souvent pour : réfléchir. " Tu viens au théâtre, ce soir ? " - " Attends, je calcule ".
© Robert Bouvier

Caille

Nom féminin français désignant un oiseau comestible. Prend un tour affectueux et familier.
Ce sont surtout les hommes qui l'emploient à l'adresse de l'être aimé : " Oh, caille, tu viens t'asseoir sur mes genoux ? ".
Comporte une légère connotation canaille.
© Robert Bouvier

dimanche 15 juin 2008

Mademoiselle






















" Ma un giorno passarono di lì
due occhi di fanciulla
due occhi che avevano rubato al cielo
un po' della sua vernice "

Eros Ramazzotti - Favola (1993)

jeudi 5 juin 2008

Solo

















Mi sento solo
come quei balconi
con le tapparelle abbassate
abbandonati
dove la pioggia cade
la sabbia si posa
si posa la polvere

E che se avessero voce
li sentiresti
invocare gli uccelli
se avessero mani li vedresti
disegnarsi gerani e azalee

Aspetto come loro
qualcuno che mi riapra
pavimento da calpestare
veicolo di luce
altro
non so immaginare

Pier Mario Giovannone - Mi sento solo (2000)

dimanche 1 juin 2008