vendredi 23 octobre 2009

Gustavo Dudamel
















« L'avenir de la musique classique est au Venezuela. » Simon Rattle

« À l'origine, l'art était fait par une minorité pour une minorité. Puis il a été fait par une minorité pour une majorité. Maintenant, c'est le commencement d'une nouvelle ère, où l'art sera fait par une majorité pour une majorité. » José Antonio Abreu

Gustavo Dudamel est sans aucun doute le chef le plus doué de sa génération. Il est aussi un pur produit d'"El Sistema" inventé par son mentor José Antonio Abreu dans les années '70.
L'orchestre des jeunes Simon Bolivar est de passage à Paris, Salle Pleyel. Le premier de leurs deux concerts sera retransmis ce soir en direct sur le site d'Arte.
Lundi soir, cette même chaîne diffuse un documentaire de Maria Stodtmeier et Paul Smaczny "La musique, avenir du Venezuela : El Sistema".
Rappelons que l'excellent documentaire "The promise of music" de Enrique Sanchez Lansch revenait sur cette incroyable réussite en s'attardant sur la destinée de quelques membres de l'orchestre, dont Ediczon Ruiz (contrebassiste) qui est aujourd'hui le plus jeune titulaire de la Philharmonie de Berlin.

À lire l'excellent article de Nathalie Krafft "Venezuela : un Sistema et toute la jeunesse s'éprend de classique" sur Rue 89.

Mambo!

vendredi 16 octobre 2009

Récital






















C'est dans le cadre de la 4e édition des "Portes ouvertes Consolat" que Marc Filograsso donnait un récital au musée Grobet-Labadié le dimanche 11 octobre.
Cette heureuse initiative, on l'espère, ne sera pas sans lendemain tant le lieu est agréable et adapté au récital comme sans aucun doute à la musique de chambre.
Marc Filograsso et Marie-France Arakelian font montre d'une belle complicité dans un programme composé d'airs et de mélodies italiennes.
Le ténor marseillais fait preuve d'une rare force de conviction dans un exercice difficile tant la proximité du public est grande.
Ces dernières années il s'est fait un spécialiste de ce répertoire et plus particulièrement de l'univers de Tosti.
La voix et le timbre sont idiomatiques, mais c'est davantage la qualité du chant et la culture dont il fait preuve qui impressionnent.
"Vorrei morire" et "L'ultima canzone" sont parmi les meilleurs moments d'un programme intelligent et équilibré.
Le dialogue avec Marie-France Arakelian, partenaire idéale de sobriété et de musicalité, est évident et naturel.
Devant un public sous le charme, Marc Filograsso termine son programme par une chanson napolitaine.
À peine le temps de souffler, que les spectateurs du deuxième récital se pressent !
Mais ce n'est pas pour effrayer notre ténor tant il fait preuve de générosité, de sincérité et d'enthousiasme.
Bravo et merci !

jeudi 15 octobre 2009

Milwaukee at last !!!






















Le nouvel album live de Rufus Wainwright est dans les bacs !

mardi 13 octobre 2009

Big noise


















Jeudi 8 octobre, Kyle Eastwood faisait escale à Marseille.
Le fils de Clint Eastwood s'est imposé depuis une dizaine d'années comme l'un des meilleurs bassistes de jazz de sa génération.
C'est avec son quintette qu'il se produisait sur la scène de l'Espace Julien devant un public nombreux, attentif et enthousiaste.
Le concert mettait en évidence la complicité et l'excellence des musiciens tout comme la qualité des compositions.
On retiendra le splendide "Letters from Iwo Jima" pour clavier (Andrew McCormack) et basse et une version de "Big noise" (Paris blue) qui terminait ce formidable concert.













dimanche 13 septembre 2009

En attendant "Der Rosenkavalier"...






















L'Opéra de Marseille ouvre sa saison 2009-2010 avec Der Rosenkavalier de Richard Strauss.
Cette production en provenance de Monte-Carlo permettra de retrouver dans le rôle titre Kate Aldrich, récente Salammbô dont ce sera la prise de rôle.
À ses côtés, Gabriele Fontana incarnera La Maréchale.
On se souvient de sa Senta (Der fliegende Holländer) et de sa Judith (Le château de Barbe-Bleue) aux côtés d'Albert Dohmen. Plus récemment, elle était Sieglinde dans la dernière production de Die Walküre.
Manfred Hemm fera ses débuts in loco en Baron Ochs tout comme Margareta Klobucar (qui remplace Daniela Fally initialement programmée) en Sophie.
Philippe Auguin (La Damnation de Faust) en assure la direction musicale et Dieter Kaegi la mise en scène.





Der Rosenkavalier à l'Opéra de Marseille

Création à Marseille le 14 décembre 1951 (voir photo) avec Hilda Konetzni en Maréchale.
Le 6 mars 1964, dans une production de la Monnaie de Bruxelles c'est Elisabeth Schwarzkopf qui incarne la Maréchale.
À ses côtés, Régina Sarfati est Octavian, Liliane Berton Sophie et Josef Greindl Ochs.
Le 19 février 1971, une autre Maréchale d'importance, Régine Crespin enthousiasme le public marseillais.
Suzanne Sarroca est son Octavian, Danièle Perriers Sophie et Michael Langdon Ochs.
En 1985 pour la dernière production en date, Léonie Rysanek campe la Maréchale.
Ute Trekel-Burckhardt est Octavian, Christine Weidinger la plus délicieuse des Sophie et Manfred Jungwirth remplace Karl Ridderbusch initialement programmé.
Sans oublier Suzanne Sarroca en Annina !







Argument

Discographie sélective et subjective

1956 - EMI
Elisabeth Schwarzkopf, Christa Ludwig, Teresa Stich-Randall, Otto Edelmann, Eberhard Wächter, Nicolai Gedda
Herbert von Karajan
3 CD
1968 - Decca
Régine Crespin, Yvonne Minton, Helen Donath, Manfred Jungwirth, Otto Wiener, Luciano Pavarotti
Georg Solti
3 CD

1960 - Festspiel-dokumente
Elisabeth Schwarzkopf, Sena Jurinac, Anneliese Rothenberger, Otto Edelmann, Erich Kunz, Giuseppe Zampieri
Herbert von Karajan, Rudolf Hartmann
1 DVD
1979 - DG
Gwyneth Jones, Brigitte Fassbaender, Lucia Popp, Manfred Jungwirth, Benno Kusche, Francisco Araiza
Carlos Kleiber, Otto Schenk
1 DVD
2009 - Decca
Renée Fleming, Sophie Koch, Diana Damrau, Franz Hawlata, Franz Grundheber, Jonas Kaufmann
Christian Thielemann, Herbert Wernicke
1 DVD

jeudi 3 septembre 2009

Relator

Le nouvel album de Scarlett Johansson "Break up" sort début septembre.
Certains diront que si ce n'était pas Scarlett Johansson... mais c'est Scarlett Johansson alors, on écoute !

dimanche 30 août 2009

Luna






















Luna di città d'agosto che sembri solamente mia
in questo asfalto posto con la gente che se n'è andata via
luna di città d'agosto mi piace guardarti la schiena
mentre sei girata verso il mare in questa nottata serena
va e dille che sto bene di non pensare a me
di lasciar perdere il vento soffia e il tempo passerà...

Jovanotti - Luna di città d'agosto (L'albero) 1997

jeudi 27 août 2009

Les grandes tiges et les petites pommes !
















"Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tous sens, lui donnant son équilibre et son harmonie".

François Truffaut - L'homme qui aimait les femmes (1977)

vendredi 14 août 2009

La superbe






















On reste, Dieu merci à la merci d'un conifère
D'un silence inédit, d'une seule partie de jambe en l'air
Le soleil est assis du mauvais côté de la mer
Quelle aventure, quelle aventure !


Le nouvel album de Benjamin Biolay est à paraître début octobre.
En attendant, on peut télécharger en avant-première sur son site officiel "La superbe".
On retrouve sur ce titre tout ce qui fait la marque du dandy désabusé.
Texte ciselé, mélodie envoûtante et arrangement somptueux.

samedi 8 août 2009

Furore






















Grand Théâtre de Provence
27 juillet 2009
Joyce DiDonato, mezzo soprano
Les Talens Lyriques
Christophe Rousset, direction

Airs de Teseo, Serse, Ariodante et Hercules.

C'est Bernard Focroulle qui le premier se présente sur la scène du Grand Théâtre de Provence.
Par un bref discours, il tient à remercier Joyce DiDonato d'avoir tenu à honorer son engagement aixois en dépit d'une fracture du pied (cf. Break a leg).
C'est donc soutenu par des béquilles que Joyce DiDonato fait son entrée sur scène, un petit dispositif ayant été improvisé pour lui permettre de chanter assise.
Le programme reprend la quasi-totalité de son dernier enregistrement "Furore" et l'on retrouve donc à ses côtés Christophe Rousset et ses Talens Lyriques.
On retiendra de la direction de Christophe Rousset la sobriété du geste, la justesse des dynamiques et les somptueuses couleurs obtenues d'un orchestre homogène et inspiré.
Joyce DiDonato est une artiste simple et généreuse.
L'expression est directe et dépourvue de l'hystérie qui caractérise nombre de ses camarades.
Elle affronte avec une grande maîtrise un programme on ne peut plus ardu.
La vocalisation est splendide tout comme la diction italienne (aucun souci de dentale si fréquent par ailleurs chez les Anglo-saxons).
La voix est d'une belle homogénéité et a définitivement trouvé sa place dans un registre sopranisant.
L'interprète alterne les moments de furie ou de rage avec des moments de folie plus intérieurs sans jamais se départir d'un contrôle technique, d'une ligne toujours impeccable.
Fiévreuse, intense, Joyce DiDonato a offert une prestation éblouissante devant un public enthousiaste, et ce, même si bien des fauteuils des galeries supérieures sont restés vides !
À la fin du concert elle rappelle dans un français exotique et savoureux qu'elle fit ses débuts européens sur la scène de l'Archevêché dans le Hercules de Haendel en 2004 avant d'offrir en premier bis (debout sur ses béquilles) un "Ombra mai fu" comme suspendu.
Le concert s'achève sur la reprise du "Dolce riposo" qui ouvrait le programme.
Joyce DiDonato est aujourd'hui bien plus qu'une valeur sûre de la scène internationale, une artiste intègre et lumineuse.
Bravo et see you soon in Paris !*

*Joyce DiDonato sera à l'affiche de l'Opéra Bastille la saison prochaine (juin 2010) dans La donna del lago (Elena).
Sans oublier un récital le 16 juin au Théâtre des Champs Élysées.

Joyce DiDonato - Furore

jeudi 6 août 2009

Break a leg

Les Italiens ont leur «In bocca al lupo» auquel l'on se doit de répondre «Crepi il lupo!».
Les Français, le mot de Cambronne.
Joyce DiDonato a mis en application la recommandation anglaise !
C'était il y a quelques semaines au Covent Garden de Londres lors d'une représentation du Barbiere di Siviglia.
Bon rétablissement.

lundi 3 août 2009

Some enchanted evening
















Le public marseillais connaît bien Paulo Szot et si sa dernière prise de rôle dans Danilo de La veuve joyeuse fut délicate on ne peut oublier ses prestations dans Eugène Onéguine ou Maria Golovin.
Il y a un peu plus d'un an, il renonçait à participer à la production marseillaise de Manon pour faire ses débuts à Broadway.
Après 60 années d'absence, South Pacific retrouvait une scène new-yorkaise et Paulo Szot avait la lourde tâche d'incarner Émile de Becque.
La production se voyait récompenser de 7 Tony awards (l'équivalent des Oscars pour la comédie musicale), Paulo Szot recevant des mains de Liza Minelli celui de meilleur interprète masculin.
South Pacific revient à l'affiche du Lincoln Center (les 500 représentations ont déjà été dépassées) et un enregistrement vient de paraître.
Szot interprète donc à nouveau le fameux Some enchanted evening.
Pour mémoire, Ezio Pinza (l'une des basses les plus importantes du XXe siècle) en fut le créateur en 1949.
Lorsque Joshua Logan en réalisa l'adaptation cinématographique, Giorgio Tozzi prêtait sa voix à Rossano Brazzi.
Cesare Siepi ou de façon plus surprenante José Carreras en furent les interprètes.
Bryn Terfel consacra l'un de ses premiers enregistrements (Something wonderful) au répertoire de Rodgers & Hammerstein à qui l'on doit outre South Pacific, The King and I (Anna et le Roi), Carousel, Oklahoma! ou The sound of music (La mélodie du bonheur).
On retrouvait donc Some enchanted evening dans ce formidable enregistrement au côté du non moins célèbre You'll never walk alone plus connu aujourd'hui pour être le chant des supporters des Reds de Liverpool !

lundi 27 juillet 2009

Critique musical

















Antoine Doinel : Travaille bien ton violon, Alphonse.
Si tu travailles bien et si tu es doué, tu deviendras un grand musicien.

Alphonse (son fils) : Et si je travailles mal ?
Antoine : Si tu travailles mal et si tu fais plein de fausses notes, eh bien, tu seras critique musical.

François Truffaut - L'amour en fuite (1979)

vendredi 24 juillet 2009

Pensée XIII
















" Une lettre seulement sépare la vie du vide "
Tarquin Hall
Photo : Philippe Salziger

dimanche 19 juillet 2009

Bel Canto






















Elina Garanca a connu cette année une double actualité discographique avec la sortie simultanée d'une intégrale (I Capuleti e i Montecchi) et d'un nouveau récital "Bel Canto".
À l'écoute de ce dernier, la déception est grande.
Le programme est fort bien construit et Garanca fait preuve d'une belle maitrise technique.
Le timbre est toujours aussi fascinant et l'instrument intègre. Qualités qui sont finalement bien rares aujourd'hui !
Stylistiquement, Garanca est très appliquée (même si les extrapolations sont rares et timides) aidée en cela par Roberto Abbado à la tête du Filarmonica del Teatro Comunale di Bologna.
Toutefois l'interprète, à l'exception de la sublime Romance d'Adelson e Salvini* (seul morceau véritablement convaincant) demeure en dedans, extérieure, comme anémiée.
Un manque d'élan (Ballata de Maffio Orsini / Lucrezia Borgia), d'engagement (scène d'Elisabetta / Maria Stuarda), de générosité (Romeo) qui étonne et surprend.
On peut raisonnablement douter à l'écoute de cet enregistrement de l'adéquation de la jeune mezzo lettone à ce répertoire belcantiste.
Il est d'autre part évident qu'elle ne possède en rien les moyens d'un Tancredi ou d'un Calbo.
Elina Garanca est une jeune chanteuse déjà confirmée qui semble résister à la médiatisation et qui affiche des qualités de sérieux et de sagesse dans un univers de plus en plus superficiel et hystérique.
Des qualités qui font ici figure de défauts.
* version "originale" du "Oh! quante volte" de I Capuleti e i Montecchi.













Entretien (2006) - Jean-Philippe Thiellay (Forum Opéra)

vendredi 17 juillet 2009

Homo fugit velut umbra

















O come t'inganni
se pensi che gl'anni
non hann' da finire
bisogna morire.

È un sogno la vita
che par si gradita
è breve il gioire
bisogna morire.
Non val medicina
non giova la china
non si può guarire
bisogna morire.

Non vaglion sberate
minarie, bravate
che caglia l'ardire
bisogna morire.
Dottrina che giova
parola non trova
che plachi l'ardire
bisogna morire.

Non si trova modo
di scoglier 'sto nodo
non val il fuggire
bisogna morire.
Commune è il statuto
non vale l'astuto
'sto colpo schermire
bisogna morire.

La morte crudele
a tutti è infedele
ognuno svergogna
morire bisogna.
E' pur ò pazzia
o gran frenesia
par dirsi menzogna
morire bisogna.

Si more cantando
si more sonando
la cetra o zampogna
morire bisogna.
Si more danzando
bevendo, mangiando
con quella carogna
morire bisogna.

I giovani i putti
e gli uomini tutti
s'hann'a da incenerire
bisogna morire.
I sani, gl'infermi
i bravi, gl'inermi
tutt' hann'a finire
bisogna morire.

E quando che meno
ti penti nel seno
ti vien a finire
bisogna morire.
Se tu non vi pensi
hai persi li sensi
sei morto e puoi dire
bisogna morire.

Passacaglia della vita - Anonimo (1677)

mercredi 15 juillet 2009

Embouligue

Nom féminin fantaisiste, confusion entre le provençal embouléga (de emboula, mettre en boule) et le français embolie : «Il est mort d'une embouligue, peuchère !». S'emploie aussi au sens de : émotion, coup au coeur. C'est ainsi qu'on dira bien : «La pierre, elle m'a tombé juste devant moi, que ça m'a donné une de ces embouligues !». L'amalgame était d'autant plus tentant que les Marseillais disent volontiers : «Il m'a encore mis en boule», pour : il m'a énervé, il me tape sur le système (nerveux, évidemment).
Le mot provençal embourigo désignant plus précisément le nombril, on comprend donc facilement l'expression : rire à se faire péter l'embouligue, jusqu'à s'en faire éclater le nombril.
© Robert Bouvier

Emboucaner

Verbe francisé à partir de : emboucouna, infecter. S'emploie argotiquement pour puer : «Oh là là, qu'est-ce que ça emboucane, ici ! ».
Au figuré, correspond à flétrir la réputation : «Ce salaud m'a emboucané, si tu savais !»
© Robert Bouvier

mercredi 24 juin 2009

Lo gabian

Si j'étais le gros gabian du bout du quai,
Je voyagerais partout gratuitement,
Un bon coup d'aile, y a qu'à faire tirer
Pour traverser les mers et les océans.
Si j'étais le gros gabian du bout du quai,
Je m'en irais visiter les continents,
Survoler les villages et puis les cités,
J'irais caguer sur la tête des méchants.

S'eri lo gabian, s'eri lo gabian,
S'eri lo gabian m'en anariáu.
S'eri lo gabian, s'eri lo gabian,
Sus la testa dei mechants, cagariáu.

Si j'étais le gros gabian du bout du quai,
Je sortirais dans mon costard gris et blanc,
Aller draguer les mouettes aux yeux maquillés,
J'aurais déjà fait trente ou quarante enfants.
Si j'étais le gros gabian du bout du quai,
Je les quitterais au premier coup de vent,
Pour me consoler de toujours divorcer,
J'irais caguer sur la tête des méchants.

Si j'étais le gros gabian du bout du quai,
Dans le ciel bleu je ferais mon tour de chant,
Je gonflerais tous les voisins du quartier,
Je m'en battrais les couilles totalement.
Si j'étais le gros gabian du bout du quai,
Je me ferais des cures de poissons volants,
Après la sieste, j'aurais bien digéré,
J'irais caguer sur la tête des méchants.

Si j'étais le gros gabian du bout du quai,
Je plierais voile, un beau jour, tranquillement,
Ne laissant que des plumes à mes héritiers,
Et deux cents grammes de tout petits os blancs.
Si j'étais le gros gabian du bout du quai,
Je m'en irais au paradis des gabians,
Et s'il y a plus de méchants sur qui caguer,
Je caguerais dans la marmite à Satan.

gabian : goéland en provençal

Moussu T e lei jovents - Mademoiselle Marseille (2004)

samedi 6 juin 2009

Merci ! - Christine Rabette (2003)

Un ami m'a fait découvrir ce court-métrage avec le commentaire suivant : «Il n'y a pas que la grippe A qui est contagieuse !»
Merci à Jean-Christophe.

jeudi 4 juin 2009

lundi 25 mai 2009

Mireille - revue de presse































Une étoile en formation - Maurice Salles - Forum Opéra
Séduisante Mireille pour finir la saison - Michel Égéa - La Provence
La passion selon Mireille - Patrick de Maria - La Marseillaise
L'odyssée des Baux - Entretien avec Robert Fortune - Patrick de Maria - La Marseillaise
Mireille - Diaporama - Marie-Laure Thomas - La Marseillaise
"Mireille", de retour en sa Provence natale - Renaud Machart - Le Monde
Mireille à Marseille : Un merveilleux voyage dans la Provence du XIXe siècle - Hélène Biard - Classique info
La Mireille de Charles Gounod revient dans ses terres - Nicolas d'Estienne d'Orves - Le Figaro
Mireille, opéra de Charles Gounod - Isabelle Stibbe - Anaclase.com
Sous le soleil du pays natal - Caroline Alexander - Webthea.com

mardi 12 mai 2009

Le grenier de l'Opéra


















L'Opéra de Marseille organise une vente de costumes de scène au bénéfice de l'association AIDES qui fête en 2009 ses 25 ans d'existence.
Plus de 600 costumes réalisés par l'atelier de l'Opéra seront vendus le 30 mai au Grand Foyer.
La vente est en accès libre de 9 h 30 à 17 h. Une vente aux enchères pour les plus belles pièces se tiendra de 20 h à 23 h 30 sous le marteau de Maître Fleck, commissaire-priseur.
L'exposition des costumes a lieu du 9 au 20 mai tous les jours de 10 h à 14 h sauf le dimanche en entrée libre.

Entretien avec Katia Duflot, créatrice de costumes et chef du service couture

dimanche 10 mai 2009

Fado






















" Le fado est né un jour
où le vent soufflait à peine
sur le pont d'un voilier
dans le coeur d'un marin
qui étant triste chantait ".

José Régio (1901 - 1969)

" Un mal dont on jouit, un bonheur dont on souffre ".

David Mourão-Ferreira (1927 - 1996)

Merci à J-P