vendredi 25 juillet 2008

The Life
















This is the life
Everyone has to be somewhere
I am here
Testing a dream
The pressure of dreams is the killer
Of dreams
And it only gets harder

This is the life

Time is the monster
All of us fight the same monster
To win
I scream when I breathe
Fearing that worry will trigger
All my fears
And it only gets harder
(How did I get so serious?)

This is the life

Everyone has to do something
I am here
Doing what I do best

But this is the life
This is the life

Wendy & Lisa - The Life (1987)

mercredi 23 juillet 2008

Belshazzar
















Le Festival d'Aix-en-Provence accueille pour son 60èm anniversaire, "Belshazzar" de Haendel (version complète de 1745) dans une production présentée il y a peu au Staatsoper Unter den Linden.
Cette production que signe Christof Nel trouve dans la deuxième partie de l'oeuvre toute sa cohérence et son efficacité.
Le dispositif sobre et fonctionnel de Roland Aeschlimann permet au metteur en scène un travail scénique lisible qui respecte cependant la forme de l'oratorio choisie par Haendel.
René Jacobs dirige avec précision l'Akademie für Alte Musik Berlin.
L'orchestre sonne de superbe manière et l'équilibre entre fosse et plateau est sans cesse respecté.
Le choix des tempi et des dynamiques se révèle d'une grande justesse.
Le RIAS-Kammerchor est le premier protagoniste de ce "Belshazzar". Personnifiant tour à tour Perses, Juifs et Babyloniens le choeur fait preuve d'une maîtrise vocale et stylistique admirable.
À la formation berlinoise viennent s'ajouter six jeunes chanteurs anglais qui assurent avec talent les seconds rôles.
La distribution est en tous points remarquable.
Si Kristina Hammarström est quelque peu en retrait dans le rôle de Daniel, Neal Davies est un solide Gobryas.
Kenneth Tarver impose son Belshazzar avec beaucoup d'autorité.
Le chanteur très à l'aise scéniquement affronte avec panache et maîtrise ses nombreuses interventions.
Bejun Mehta et Rosemary Joshua sont tous deux admirables.
Le premier, déploie dans Cyrus des moyens vocaux d'une grande beauté, un sens du phrasé, une musicalité et une homogénéité parfaite.
La deuxième impressionne en Nitocris par son élégance, une caractérisation scénique remarquable et des qualités vocales superlatives.
"Belshazzar" n'est pas la plus connue des oeuvres de Haendel et c'est fort injuste.
Espérons que cette production connaisse les faveurs d'une parution en CD ou DVD.
Pour ceux qui n'ont pas eu le bonheur d'assister à une des représentations aixoises, Arte diffuse en léger différé l'ultime représentation.

Georg Friedrich Haendel
Belshazzar
Créé le 27mars 1745 au King’s Theatre de Londres
 
Belshazzar : Kenneth Tarver
Nitocris : Rosemary Joshua
Cyrus : Bejun Mehta
Daniel : Kristina Hammarström
Gobrias : Neal Davies

RIAS Kammerchor - Berlin (Tim Brown)
Akademie für alte Musik Berlin

Direction musicale : René Jacobs
Mise en scène : Christof Nel
Scénographie : Roland Aeschlimann
Costumes : Bettina Walter
Lumière : Olaf Freese

Festival d'Aix-en-Provence
Grand Théâtre de Provence
le 21.VII.2008

Interview René Jacobs
Arte

vendredi 18 juillet 2008

Pappataci ! che mai vedo !

Carcan

Nom masculin français : supplice en usage au Moyen Age.
En Marseillais, désigne une personne insupportable, qui en fait voir de toutes les couleurs : " Je me demande comme elle fait pour se supporter ce carcan ! ".
Se retrouve dans l'expression : passer le carcan, subir un calvaire, traverser de rude épreuves.
© Robert Bouvier

Caramantran

Nom masculin provençal dont le sens original est le nom de Carnaval. Or, comme on le sait, carnaval est toujours représenté dans un habillement burlesque.
Traiter quelqu'un de caramantran, c'est donc se moquer de ses oripeaux aux couleurs mal assorties : " T'as vu comme tu t'habilles ? On dirait un caramantran !".
© Robert Bouvier

samedi 12 juillet 2008

Cade la pioggia
















La mia pelle è carta bianca per il tuo racconto
scrivi tu la fine
io sono pronto
non voglio stare sulla soglia della nostra vita
guardare che è finita
nuvole che passano e scaricano pioggia come sassi
e ad ogni passo noi dimentichiamo i nostri passi
la strada che noi abbiamo fatto insieme
gettando sulla pietra il nostro seme
a ucciderci a ogni notte dopo rabbia
gocce di pioggia calda sulla sabbia
amore, amore mio
questa passione passata come fame ad un leone
dopo che ha divorato la sua preda ha abbandonato le ossa agli avvoltoi
tu non ricordi ma eravamo noi
noi due abbracciati fermi nella pioggia
mentre tutti correvano al riparo
e il nostro amore è polvere da sparo
il tuono è solo un battito di cuore
e il lampo illumina senza rumore
e la mia pelle è carta bianca per il tuo racconto
ma scrivi tu la fine
io sono pronto

Negramaro - Cade la pioggia (2007)

mercredi 9 juillet 2008

Mefistofele

Samuel Ramey est un habitué des rôles démoniaques, son Nick Shadow ("The Rake's Progress"), son Bertram ("Robert le diable") sont autant d'incarnations de légende.
Nous le retrouvons ici en Mefistofele à San Francisco dans la production de Robert Carsen.
Samuel Ramey tour à tour bourgeois et canaille est ici à l'apogée de sa carrière.
Il s'impose tant par son autorité vocale que par son charisme physique.
La voix est d'une homogénéité rare, l'aigu d'une incroyable insolence.
C'est à une véritable démonstration que nous assistons, médusés devant tant de maîtrise.
Magistral.
Gabriela Benackova affronte dans cette version tour à tour Margherita et Elena (pour un Sabbah classique que Robert Carsen ne sauve pas d'un certain ennui).
La chanteuse rencontre quelques difficultés dans le registre aigu, la diction est pour le moins approximative, mais l'impression générale est fort correcte.
Dennis O'Neill est un Faust convenable. Le chanteur est solide à défaut de séduire.
Sous la direction de Maurizio Arena, l'orchestre est d'une remarquable tenue.
Le choeur très disponible scéniquement, étonne par son engagement.
Le chef sicilien évite par le choix de tempi très serrés (Un Sabbah romantique au tempo étourdissant) le piège d'une certaine grandiloquence.
La production de Robert Carsen repose principalement sur des effets de machinerie (par ailleurs fort bruyants) et sur la présence de Samuel Ramey.

Gabriela Benackova et Dennis O'Neill, moins à l'aise que le grand Sam, n'échappent pas pour leur part à une certaine convention scénique.
Pour Samuel Ramey (au sommet) et pour une oeuvre inégale (manifeste de la Scapigliatura), qui n'en conserve pas moins un charme et une force indéniable, ce DVD est absolument indispensable.
















Arrigo Boito (1842-1918)
Mefistofele
créé le 5.III.1868 au Teatro alla Scala Milano
le 4.X.1875 Teatro Comunale di Bologna (version remaniée)
le 13.V.1876 Teatro La Fenice Venezia (version définitive)

Mefistofele, Samuel Ramey; Margherita / Elena, Gabriela Benackova; Faust, Dennis O'Neill; Marta, Judith Christin; Pantalis, Emily Manhart; Wagner, Daniel Harper.
Orchestre et Choeur (Ian Robertson) de l'Opéra de San Francisco
Maurizio Arena
Mise en scène, Robert Carsen
Décors & Costumes, Michael Levine.
San Francisco Opera
1989
1 DVD Arthaus













Samuel Ramey, un diable à plusieurs visages - Ursula Eggenberger
Ketty & Alexandre Éditeurs (2001)

samedi 5 juillet 2008

Actibus immensis urbs fulget Massiliensis














Petit cours d'histoire sur le site de l'Ohème !

jeudi 3 juillet 2008

Sans titre

Quand les créatifs sont inspirés, le quotidien devient ludique et surprenant !
Merci à Virginie :-)))





























mercredi 2 juillet 2008

Pensée XI


















" Trouver d'abord. Chercher après. "
Jean Cocteau (1889 - 1963)

E ti vengo a cercare












E ti vengo a cercare
anche solo per vederti o parlare
perché ho bisogno della tua presenza
per capire meglio la mia essenza.
Questo sentimento popolare
nasce da meccaniche divine
un rapimento mistico e sensuale
mi imprigiona a te.
Dovrei cambiare l'oggetto dei miei desideri
non accontentarmi di piccole gioie quotidiane
fare come un eremita
che rinuncia a se.

E ti vengo a cercare
con la scusa di doverti parlare
perché mi piace ciò che pensi e che dici
perché in te vedo le mie radici.
Questo secolo oramai alla fine
saturo di parassiti senza dignità
mi spinge solo ad essere migliore
con più volontà.
Emanciparmi dall'incubo delle passioni
cercare l'Uno al di sopra del Bene e del Male
essere un'immagine divina
di questa realtà.

E ti vengo a cercare
perchè sto bene con te
perchè ho bisogno della tua presenza.

Franco Battiato - E ti vengo a cercare (1988)

dimanche 29 juin 2008

Deborah Voigt : The return of the little black dress

Deborah Voigt est une Diva qui ne manque pas d'humour.
En 2004 elle était remerciée par le Covent Garden pour... un excès de poids !

vendredi 27 juin 2008

Collection Georges Farret






















La collection du regretté Georges Farret sera dispersée le samedi 28 juin à 17 h par la maison Leclere.
Ensemble rare d'un passionné qui dédia sa vie à sa passion pour l'art lyrique, le catalogue de cette vente aux enchères est disponible en ligne.

mercredi 25 juin 2008

Lucia Valentini Terrani (1946 - 1998)



















Il y a dix ans disparaissait Lucia Valentini Terrani.

Née à Padova le 29 août 1946 Lucia Valentini Terrani s'imposa un soir d'avril 1973 comme le plus grand mezzo rossinien de sa génération.
Lucia Valentini Terrani remplace Teresa Berganza dans "La Cenerentola" au Teatro alla Scala sous la direction de Claudio Abbado.
Ce 19 avril, marque le début d'une carrière internationale des plus brillantes.
Isabella, Angelina, Rosina, Tancredi, Arsace, Malcolm, Calbo, La Marchesa Melibea, Lucia Valentini Terrani était un mezzo rossinien assoluto.
Elle s'est distinguée pendant plus de deux décennies par une immense exigence professionnelle, et mena sa carrière en conjuguant ambition et sagesse.

Marseille et les rendez-vous manqués.

En 1978 Valentini Terrani est programmée dans "L'Italiana in Algeri".
Elle déclare forfait devant l'indigence de ses partenaires et ses débuts "in loco" se feront quelques années plus tard aux côtés de Katia Ricciarelli pour un superbe récital.
Annoncée en 1984 dans "Don Carlo" (qu'elle vient d'enregistrer pour DG dans sa version française) elle préfère avec sagesse renoncer à une prise de rôle bien périlleuse.
Elle chantera en 1995 (sans doute était-elle déjà malade ?) pour ses débuts dans une production sur la scène phocéenne ce qui sera sa dernière Isabella dans "L'Italiana in Algeri" aux côtés de Ruggero Raimondi, Renato Capecchi et Rockwell Blake.

Souvenirs...

On se souvient de sa splendide "Giovanna d'Arco" lors d'un sublime récital dans la Cour St Louis à Orange.
Avignon l'applaudira dans un Requiem de Verdi, dans Arsace de "Semiramide" aux côtés de Montserrat Caballé et dans Dulcinée de "Don Quichotte" avec Ruggero Raimondi en Chevalier à la triste figure.
L'histoire bégaie parfois, en 1983 elle remplace une nouvelle fois Teresa Berganza dans "La Cenerentola" au Pavillon Vendôme pour le Festival d'Aix-en-Provence.

Comment ne pas évoquer sa collaboration avec le ROF (Rossini Opera Festival).

Aux débuts des années 1980, une page d'histoire s'écrit en terre rossinienne.
En 1982 elle débute dans un mémorable "Tancredi" que signe Pier Luigi Pizzi.
L'année suivante, Maurizio Pollini la dirige dans la "Donna del lago".
1984 sera l'année d'un certain "Viaggio a Reims" qui constituera l'un des sommets de sa carrière et marquera l'apogée du "revival" rossinien.
Elle impose pour sa part au sein d'une incroyable distribution sa Marchesa Melibea.
En 1985 elle aborde Calbo du "Maometto II" aux côtés d'un Chris Merritt débutant, d'une Cecilia Gasdia à son zénith et d'un Samuel Ramey de légende.

Lucia Valentini Terrani était une Diva doublée d'une artiste intègre et sincère.
Elle était aussi une femme de coeur.
Ceux qui ont eu la chance de l'entendre et de l'approcher ont gardé en mémoire son immense générosité.
Cette générosité qui était sans doute le secret de ce sourire dont parle Renzo Allegri dans sa biographie.
Lucia Valentini Terrani était "la bontà in trionfo".

Site officiel
Biographie / Discographie - Luciana Ceriani
Chronologie par Jérôme Pesqué - ODB
Rossini - Stabat Mater (Fac Ut Portem) - Carlo Maria Giulini (Royal Albert Hall 1981)

Livres

Lucia Valentini Terrani - Sergio Segalini (Editoriale Programma) 1996












Il segreto del suo sorriso - Renzo Allegri (EMP) 2003

mardi 24 juin 2008

Matou

















" Dieu a inventé le chat pour donner à l'homme le plaisir de caresser un tigre. "
Victor Hugo (?)

mercredi 18 juin 2008

American Beauty

Calculer

Verbe français que les Marseillais n'utilisent pas uniquement dans son sens originel.
Se dit souvent pour : réfléchir. " Tu viens au théâtre, ce soir ? " - " Attends, je calcule ".
© Robert Bouvier

Caille

Nom féminin français désignant un oiseau comestible. Prend un tour affectueux et familier.
Ce sont surtout les hommes qui l'emploient à l'adresse de l'être aimé : " Oh, caille, tu viens t'asseoir sur mes genoux ? ".
Comporte une légère connotation canaille.
© Robert Bouvier

dimanche 15 juin 2008

Mademoiselle






















" Ma un giorno passarono di lì
due occhi di fanciulla
due occhi che avevano rubato al cielo
un po' della sua vernice "

Eros Ramazzotti - Favola (1993)

jeudi 5 juin 2008

Solo

















Mi sento solo
come quei balconi
con le tapparelle abbassate
abbandonati
dove la pioggia cade
la sabbia si posa
si posa la polvere

E che se avessero voce
li sentiresti
invocare gli uccelli
se avessero mani li vedresti
disegnarsi gerani e azalee

Aspetto come loro
qualcuno che mi riapra
pavimento da calpestare
veicolo di luce
altro
non so immaginare

Pier Mario Giovannone - Mi sento solo (2000)

dimanche 1 juin 2008

jeudi 29 mai 2008

Quote 2






















Jackson Bentley : What attracts you personally to the desert ?
T.E. Lawrence : It's clean.

Lawrence of Arabia - David Lean (1962)

Cagole

Nom féminin d'origine provençale. Désigne une fille de très petite vertu et de fort mauvaise apparence : "Celle-là, tu peux y aller, c'est une vraie cagole" veut tout dire. À l'origine, on trouve le mot provençal : cagoulo, cagoule, mais aussi long tablier.
Les filles qui, au début du siècle, travaillaient dans les usines d'empaquetage de dattes étaient tenues, pour des raisons pratiques, de porter ces "cagoles".
Et comme à Marseille "travailler aux dattes" est une terrible malédiction, on en conclut que les salaires et les conditions de travail sont ou étaient il n'y a pas si longtemps encore, assez atroces.
Il est donc possible que pour arrondir leurs fins de mois, les filles des dattes, jadis, vendaient leurs charmes.
© Robert Bouvier

mardi 27 mai 2008

Tornerà il sole






















La stagione dell'amore viene e va,
i desideri non invecchiano quasi mai con l'età.
Se penso a come ho speso male il mio tempo
che non tornerà, non ritornerà più.

La stagione dell'amore viene e va,
all'improvviso senza accorgerti, la vivrai, ti sorprenderà.
Ne abbiamo avute di occasioni
perdendole; non rimpiangerle, non rimpiangerle mai.
Ancora un'altro entusiasmo ti farà pulsare il cuore.
Nuove possibilità per conoscersi
e gli orizzonti perduti non ritornano mai.

La stagione dell'amore tornerà
con le paure e le scommesse questa volta quanto durerà.
Se penso a come ho speso male il mio tempo
che non tornerà, non ritornerà più.

Franco Battiato - La stagione dell'amore (1983)

dimanche 25 mai 2008

Marius et Fanny


















Vladimir Cosma et la Ville de Marseille souhaitaient réaliser une oeuvre musicale inspirée de la trilogie marseillaise de Marcel Pagnol.
Le pari n'était pas sans risque. Pari réussi si l'on n'en juge par l'accueil du public.
"Marius et Fanny" fut créé sur la scène de l'Opéra de Marseille en septembre 2007.
Cosma avait déjà composé la bande originale de "La gloire de mon père" et du "Château de ma mère" d'Yves Robert ainsi que celle d'une navrante adaptation télévisée de cette même trilogie.
Un disque d'extraits vient de paraître.
Nous retrouvons Roberto Alagna-Marius et Angela Gheorghiu-Fanny.
Alagna voulait chanter Marius, il fait preuve ici comme à la scène d'un engagement total. Beauté du timbre, diction admirable, à peine peut-on lui reprocher certains ports de voix.
Angela Gheorghiu est ici moins convaincante qu'à la scène et sa diction est plus que problématique. Reste que la chanteuse déploie des moyens vocaux d'une réelle splendeur.
Incarner César était certainement la gageure la plus ardue. Jean-Philippe Lafont a réussi ce tour de force, avec humanité et ce charisme scénique qu'on lui connaît.
Marc Barrard a pour sa part trouvé en Panisse un rôle à la mesure de son talent.
Superbe de style à l'évocation de sa chère Félicité (aux accents de Duparc), drôle dans ses duos avec Honorine et César, émouvant dans son duo avec Fanny.
Le London Symphony Orchestra est dirigé avec efficacité par Vladimir Cosma.
Si l'oeuvre hésite entre plusieurs genres (l'écriture vocale est pour sa part définitivement lyrique), elle se révèle d'une grande efficacité tant dramatique que musicale.
Les esprits chagrins lui reprocheront son manque d'audace.
Cosma dont on connait la veine mélodique a composé une oeuvre populaire (au sens noble du terme), qui touche au coeur.
On attend avec impatience une parution en DVD.

Vladimir Cosma (1940)
Marius et Fanny
Créée à l'Opéra de Marseille le 4.IX.2007

Marius : Roberto Alagna
Fanny : Angela Gheorghiu
César : Jean-Philippe Lafont
Panisse : Marc Barrard
Honorine : Michèle Lagrange

London Symphony Orchestra
Choeur "Le Palais Royal"
Vladimir Cosma
2008
1 CD - Larghetto

jeudi 22 mai 2008

La fille aux yeux gris verts
















Plage du Prophète à Marseille
ils se sont arrêtés.
D’abord la fille aux yeux gris verts
des mers du Nord
et au sourire mûri sur les berges du Nil.
L’ami ensuite
le poète des Hauts Pays
attentif aux murmures des passeurs
sur les sentiers arides des exils.
Le plus âgé enfin
homme aux semelles de vent
tantôt Afghan, tantôt Mongol
porté par des mondes d’hier entrevus.

Plage du Prophète
ils ont porté leurs pas
vers le soleil couchant.
Une vague est venue lécher leurs pieds
bénédiction du Prophète.
Prophète anonyme
de ceux qui croient
aux vérités de la beauté.

Plage du Prophète
du Prophète.

Jean-Claude Izzo - Plage du Prophète (2000)

samedi 17 mai 2008

La valse d'un jour

















Tutto è già qui
l'adesso e l'indomani
tutto è già qui
i torti, le ragioni
le grande verità
e le speranze vuote
la voce che non sa per chi si spenderà

Tutto è già qui
nell'ombra delle cose
l'amore che verrà
le partenze e poi le attese
tutto è già qui
anche se non si vede
tutto è già qui e non si lascia dire

Gianmaria Testa - Il valzer di un giorno (2000)

jeudi 15 mai 2008

Cagnard

Nom masculin qui désigne un lieu envahi par le soleil.
Par extension, on l'applique au soleil lui-même quand il tape trop fort : " Tu vas pas aller là-bas à pied, avec ce cagnard ! ".
A donné le verbe : s'encagnarder, lézarder au soleil.
© Robert Bouvier

Caganis

Nom masculin provençal servant à désigner le dernier-né d'une famille.
L'étymologie contient le verbe provençal : caga (déféquer) et le substantif "anis" que tout le monde connaît.
Quand on saura qu'au siècle dernier on purgeait les nourrissons avec des grains d'anis, on aura compris pourquoi on les affuble encore de ce surnom.
© Robert Bouvier